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lacox écrit "

La Drôme !
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Pfff !!! J’suis fatiguée !!!
J’hésite, je tergiverse, envahie par le doute.
Si je m’inscris, et ce n’est pas encore fait !, juste sur la rando alors, au mieux sur le semi, mais qu’on ne me parle surtout pas de marathon !
La saison hivernale terminée me laisse lasse. Une lassitude telle, que je crois que je lâche la course ou que la course me lâche.
J’en viens à me persuader que je suis en train de passer à autre chose.
C’est « dur » et ça dure !
Trois semaines durant, je ne chausserai les runnings que pour…
… marcher….
Vous me direz, c’est mieux que rien !
Je laisse au temps, le temps de trouver une réponse à cette crise, que j’espère passagère car inconfortable.
Croiser des coureurs ne ranime pas davantage la flamme, bien au contraire : les voir, les entendre courir ne fait que confirmer mes doutes : je n’y vois, je n’entends que l’effort, je ne sens que l’inutilité, l’ineptie, l’inanité de l’activité, donnant d’un coup raison à tous ceux qui voudraient me voir arrêter, à tous ceux qui ne comprennent pas mon goût pour elle.
Courir a perdu tout son sens.
Et cependant déjà nost-algique !
Je ne lâche pas facilement, je n’accepte pas de lâcher sereinement.
Alors je m’y remets, pour me tester, un peu, tout doucement, sur des chemins, des sentiers,… maintes fois empruntés, espérant rallumer la flamme éteinte, celle qui m’habitait encore il n’y a pas si longtemps sur ces mêmes chemins, ces mêmes sentiers.
En vain ! le plaisir n’y est pas !
L’effondrement des chronos n’arrange évidemment pas la situation, même si, vous me connaissez maintenant, le chrono n’est pas priorité !
J’ai renoncé à des sorties dans l’Estérel, abandonnant Did, à lui-même, à Danièle, Sandra, Fred,… Did, dans sa prépa de l’Occitane, vous savez ce truc de fous : 118 kms et 6666 m de dénivelé ! heureuse alors d’échapper à ces sorties, synonyme d’effort !
C’est pourtant l’Estérel qui me permettra de renouer avec le plaisir de courir, l’Estérel, généreux de dénivelé, mais aussi et surtout de beauté et de ces nouveautés qui vont aiguiser ce plaisir à peine retrouvé et venir le renforcer : Did m’entraîne sur de nouveaux circuits, me fait découvrir de nouveaux points de vue et la météo, complice, embellit le tout.
C’est magnifique et je suis « reboostée » !

Ça tombe bien, « pile-poil » ! mais il s’en est fallu d’un cheveu, d’un poil de moustache, je dirais !
Dire que j’hésitais pour le semi ! et voilà, le Moustachu, qui innocemment ? malicieusement ? propose une sortie de 35 kms la veille de l’épreuve ! Je frémis, mais Dany, la-tortue, contactée illico, n’en pense que du bien. Soumise, je me rallie donc à ce qu’en pense ma-tortue,… un peu,… beaucoup inquiète tout de même.
Si j’avais su alors que ce n’était pas 35 mais 45 kms qui m’attendaient, non pas 6-8h, mais 11h de « crapahut » qui m’attendaient, sincèrement, je doute fort que je me serais engagée dans pareille aventure !

Mais ce samedi 14 mai 2011, si je ne l’avais fait,
je serais complètement passée à côté de…
la Drôme et de sa Forêt de Saoû, une petite merveille, un petit coin de paradis terrestre !
Mais un petit coin de paradis se mérite et celui là ne fait pas exception à la règle, alors forcément, passage obligé par l’épreuve du purgatoire !

Un bon, un excellent moyen de découvrir une région, et je ne vous apprends rien à vous valeureux coureurs, est de la couvrir en courant !
Un certain Lionel, (je lui aurais volontiers tordu le cou à ce monsieur à un moment !), a émoustillé notre Moustachu en lui suggérant une sortie de toute beauté, reliant Saillans à Crest et correspondant aux 45 derniers kms du 100 kms… annoncés 35 !!!
Sincère ? ou Stratégique ?
« ye » ne sait ?!
Bien entendu, le Moustachu, complice ? ou innocent ? (je t’accorde le bénéfice du doute, Pierre !) n’oppose aucune résistance, entrainant dans son doux délire, Dany, Did, et moi-même, naïve, inconsciente mais consentante .
A la veille d’un Marathon pour les hommes et 3 semaines après la « 6666 Occitane » pour mon « n’homme », d’un Semi pour les dames, fallait oser tout de même !
« hein, « ki » fallait oser » ?

Bienheureuse ignorance !

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté de…
paysages sublimes aux reliefs contrastés : les vertes collines aux douces rondeurs côtoient des reliefs plus tranchés, quand le minéral parvient à s’extraire de cette gangue végétale envahissante, et se lance à l’assaut du ciel.
Ainsi, « les 3 Becs », un de nos objectifs, illustre bien mon propos qui tel un piton rocheux nous domine et nous nargue,… pour l’instant !
Il paraît bien inaccessible ce « 3 Becs », j’pourrais penser que je vais m’y casser les dents, mais ce serait oublier que « lorsqu’on tend vers l’inaccessible, l’inaccessible est contraint de venir à nous » !
Et douces rondeurs, c’est vite dit !
La rondeur sur laquelle je chemine, m’essayant aux petites foulées rapides sur la pointe des pieds en donnant l’impression que je suis montée sur ressorts, me prouve, soit que les ressorts sont en « bout d’course », soit que la rondeur n’est pas si douce !
En fait, un peu des 2 je crois !

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté d’…
une végétation de rêve : un curieux mélange d’espèces, d’origine méditerranéenne pour les unes, de source montagnarde pour les autres, mais prospérant ici en parfaite harmonie : pins, sapins, chênes, hêtres, cèdres, …
Je n’ai jamais vu autant, ni de si imposants buissons de buis qu’ici ! ils sont tout simplement magnifiques !
Et toutes ces variétés inconnues de moi qui s’offrent à nous, embellissant les sentiers et les chemins qu’elles bordent et quand leur feuillage me caresse les jambes et/ou les bras au passage, je le reçois comme un signe de la nature tentant là de se faire pardonner de m’en faire autant baver aujourd’hui.
Les fleurs de toutes formes, de toutes couleurs, de toutes dimensions trouvent ici leur place et parent de même les lieux.

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté de….
cette succession de montées infernales, qui me ravissent le souffle, - mais VAINCUES, les montées – (« yeesss » !) , aux dénivelés affolants, dantesques, effrayants. Ici, le cœur s’affole et je l’entends, je le sens battre jusque dans mes oreilles, jusque sous mon crâne ; ici, la respiration se fait courte, haletante, rauque, plaintive parfois ; ici, le corps incliné presque jusqu’au sol, dans une attitude d’humilité, confie à la terre sa peine, sa difficulté d’avancer ; ici, les muscles des jambes, des cuisses, des fesses, sollicités à l’excès, tirent, brûlent, crient, hurlent, ….
O.K., ça je m’en serais bien passée !
« Trop, c’est TROP ! » me dis-je une première fois, puis une seconde fois, peut être bien une troisième fois, les larmes aux yeux, les mâchoires crispées, remplie de la crainte de ne pas y arriver et de la rage de m’être laissée embarquer dans cette galère, avant de, fermement, m’intimer l’ordre de cesser de le dire, de le penser, et de vivre cette sortie le plus « joyeusement » possible.
Ce n’est pas en distillant ces mots-poisons, ces pensées toxiques, que je vais avancer, profiter, et que je vais me sentir mieux.
Il n’y a pas d’échappatoire possible et je suis là, avec mon mari, mes amis, ma p’tite famille de course, au cœur même de cette nature que j’affectionne.
Tout doucement, je me récupère : pas de pression de temps, si ce n’est d’essayer d’arriver avant la nuit (les 12 premiers kms en 4h, on pourrait légitimement s’inquiéter tout de même !), pas de pression de la part de « la famille » qui respecte mon rythme, dans les sacs à dos, de l’eau et des douceurs en quantité suffisante, le circuit est balisé, et en cas d’urgence, il y aurait eu éventuellement les ravitos du 100 kms,… et surtout, surtout, j’évolue dans un cadre magnifique : la nature est belle, belle, belle !!!
Et c’est aussi avec elle que j’ai rendez-vous aujourd’hui, je ne vais donc pas gâcher un tel rendez-vous !
Dany ne cesse de le dire, de le rappeler : « c’est magnifique ! » par ci, « c’est trop beau ! » par là. Combien de fois me suis-je récupérer à ces paroles qui me sortaient de la difficulté éprouvée, m’obligeant à reprendre conscience de la grandeur et de la splendeur du paysage environnant ; j’y retrouvais, quasi instantanément, l’énergie qui me faisait défaut, la force qui me manquait, et ainsi, les renouvelais.
J’suis pas sûre que Dame-tortue ait été consciente de l’aide précieuse, que ces simples mots dits avec le cœur, m’a apportée ?! et bien maintenant, tu le sais ! Merci ma-tortue !
Aaaah, la magie des mots qui remplacent les maux … !!!
Bon, y’a aussi tes barres énergétiques de confection-maison : un petit régal !
A côté de ça, je serais passée aussi !

La difficulté est toujours la même mais mon regard sur les évènements s’est modifié : le coucou ne se moque plus mais joue avec nous et nous salue, le rapace ne tourne plus au-dessus de moi attendant ma défaillance pour fondre sur moi et me bouffer toute crue, mais je prends le temps d’en admirer le vol gracieux et aisé (veinard !), les arbres me protègent de l’ardeur du soleil, les fleurs de leur délicate touche colorée enjolivent le tableau, dans ma lutte pour vaincre la pente, pour avancer, je suis toujours courbée vers le sol, piègeux de pierres, de racines, mais une lecture plus subtile me permet de voir à terre ce que le ciel projette : le soleil qui filtre à travers les arbres, imprime au sol feuilles et branches dans un magnifique jeu d’ombre et de lumière mouvant sous l’effet du vent.
Je m’absorbe dans la contemplation de ce tableau : j’admire à Terre ce que le Ciel envoie et ce qui est en Haut se retrouve aussi en Bas !
J’ai cessé de lutter contre la pente, je lutte avec, je l’accepte, je l’apprivoise et je m’en trouve beaucoup mieux ! j’ai modifié les énergies : je suis passée de celles qui plombent à celles qui portent !
Mais je reconnais aussi que dans ce petit coin de paradis, c’est un peu l’enfer que je vis tant l’effort que je fournis ce jour me paraît inouï !

A l’approche des Crêtes, après 3kms d’une montée à 18 %, des nappes de brouillard odorantes fondent sur nous, nous enveloppent, une petite pluie fine nous arrose, une brise se lève, le froid s’invite. Frileusement, on remonte les manchons, on sort les coupe-vent et pluie.
Allongée au bord du précipice, au mépris du vertige qui me fait des « guili-guilis » sous les pieds, je me penche pour découvrir qu’une mer nuageuse d’un blanc-gris opaque occupe tout l’espace, occultant entièrement le paysage d’en dessous. Cet océan nuageux est tout à la fois attirant et repoussant : la gamine en moi plonge avec délice dans ce matelas moelleux, l’adulte en moi frissonne devant le danger.
Eternel duel de l’imagination et de la raison !

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté de…
ces descentes diaboliques, qui me ravissent les jambes, - mais VAINCUES, elles aussi – (« yeessss » !) , hyper-techniques, aux dénivelés pas moins effrayants que ceux des montées, pavées de pierres, de racines glissantes, souvent traîtreusement dissimulées sous des amas de feuilles humides.
Des pentes tellement pentues pour certaines, qu’elles n’ont rien à envier aux toboggans, où je peux y glisser sur les runnings comme si j’avais chaussé des skis et que pour avancer et rester debout, je m’accroche aux branches, aux troncs, à tout ce qui se trouve à portée de mes mains, ou alors, je me jette d’un tronc à l’autre comptant sur l’arbre en dessous pour arrêter ma course folle ; le déplacement en crabe ou celui de l’araignée : fesses à ras le sol, pieds en avant, mains en arrière, fait aussi partie de mon arsenal anti-chutes !
J’y perds mon élégance naturelle, mon pouvoir de séduction en prend un bon coup, mais c’est diablement efficace et c’est bien là l’essentiel !

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté de…
cette fantastique traversée des Gorges, qui a séduit tout le monde.
Dans ces Gorges, j’y trouve, à la fois, du merveilleux et de l’effrayant, ce qui en fait tout le charme !
Après avoir été taquiner les nuages au-dessus de la forêt, c’est dans ses entrailles que nous nous retrouvons.
Un passage enchanteur, un lieu magique : des épais tapis de feuilles mortes recouvrant le sol dans lesquels on s’enfonce jusqu’aux chevilles aux épais manteaux de mousse habillant le tronc des arbres jusqu’à des hauteurs insoupçonnées, des énormes rochers tapissés de délicates tâches de mousse aux imposantes parois rocheuses nous encerclant, de la fraîcheur humide aux odeurs d’humus aux tièdes rayons du soleil franchissant l’épaisse frondaison, du silence régnant à l’écho de nos voix et des pierres qui tombent de la paroi,… je m’imagine sans peine dans un autre monde et m’attends à quelques féériques apparitions…
… quand surgit le premier centbornard,…. puis…. le second….,….. le troisième…..,…
Nos encouragements teintés d’admiration résonnent dans ce fabuleux univers !
Un univers de héros, ordinaires, extraordinaires, à la recherche d’un même trésor.
Mais, n’est-il pas là ce trésor, sous nos yeux, sous nos pieds ?!

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté de…
nos délicieux papotages qui alimentent chaque rencontre, nourrissent notre amitié, fournissent le « carburant », …
Quand d’autre « Danse avec les loups » et bien nous, on « Danse avec les mots » et on se régale !

Si je ne l’avais fait, je serais passée à côté de…
cette fin de parcours, un peu pluvieuse, un peu venteuse, un peu boueuse, un peu réfrigérante, beaucoup plus roulante, beaucoup plus panoramique : la forêt, loin derrière maintenant, n’arrête plus le regard qui se pose désormais sur les champs, les collines, un château, …. me procurant un appréciable apaisement !
Ce n’est pourtant pas encore fini, et je cours toujours, on court toujours ! je m’étonne, je me surprends, je me découvre des capacités que je n’aurais pas cru posséder ?!
Enfin, enfin, 11H03 exactement après être partis, l’A-RRI-VEE, crottés et soulagés, plein les jambes mais plein les yeux.
Et d’un même élan, de nous étreindre, de nous embrasser.
Et le gamin du groupe de dire et de redire à « maman, qu’il est trop content ! »

Mais, parce que je l’ai fait, je suis passée à côté de…
l’apéro de Palmero and cie, seul « hic » de la journée !
la prochaine fois ?… on commencera par l’apéro !
merci et « sorry » Palmero and cie !

Titubante, frissonnante pour ne pas dire grelottante, je regagne la chambre d’hôtel, savoure une bonne douche bien chaude, avant de redescendre dans la salle du restaurant (un dénivelé tout à fait acceptable !) et nous retrouver tous les 4 autour d’un repas digne de l’exploit du jour et de porter à nos lèvres une coupe, ô combien méritée, rêvée !, remplie d’un petit rosé à la violette, - à se pâmer !!! - et de trinquer au déroulement de cette fabuleuse journée.
Vaincue par les excès – de toutes sortes - de ce samedi, la-tortue opère bientôt un repli vers la chambre, nous abandonnant…. son délicieux gâteau au chocolat !!!

Et voilà pour l’échauffement !
Que décide t’on maintenant ?
Demain, le semi ou le lit ?
Nos « z’hommes » ne croient guère au semi,
Parieraient bien pour le lit !
S’ils n’y croient guère,
Secrètement, un peu, ils espèrent ?!
La nuit porte conseil,
On verra ça au réveil !
Ce soir, nos corps fourbus
N’en peuvent plus :
Sages, on remet à demain,
La décision qui ira bien,
Et que nos corps nous « souffleront ».
A 8h, nos « z’hommes » sont sur le Marathon.
10h, départ du semi-marathon.
Ils ignorent donc tout de notre décision,
Et de supputer les chances de nous « voir » retirer le dossard,
De nous « voir » prendre le départ ?!
Dany et moi, de notre côté,
De nos supputations, en avons terminées
Nos corps ont « parlé » :
Fatigués, mais pas épuisés ;
un semi ne semble pas leur déplaire,
un semi aujourd’hui, histoire de nous… distraire !!!
déguisées ? allez, on peut le faire !
Dany, en diablesse, beeeelle !
Et moi, en coccinelle :
L’une, les cornes, l’autre, les ailes.
Les minutes pré-départ,
Rencontre avec l’ami Gérard,
Qui de sa région
Nous parle avec passion,
Et du parcours, nous fournit quelques révélations.
Le ciel est dégagé,
Un petit vent frisquet
Mais on va vite se réchauffer.
Dès les premières foulées,
Evidemment en montée,
J’en viens à douter
De mes capacités :
ce semi, le terminer ?!
« bien fait pour moi ! », j’ai été trop présomptueuse,
Déjà, j’imagine abandonner, honteuse !
Mais si je l’avais fait,
Je serais passée à côté…
…Du serre-file, également déguisé,
Le sympathique Jean-Luc, le clown-balai.
Comme nous hier, mais, lui, assurant la sécurité,
De Saillans à Crest, de sa personne, a aussi « donné »
Et à 5h ce matin, s’est couché !!!
Pour bien vite se relever !
Aujourd’hui, notre priorité :
Sérieusement, nous amuser !
Après la journée d’hier, on l’a tous bien mérité !
Mais à côté d’hier, « soft » le dénivelé,
Et des paysages toujours de toute beauté
De sympathiques petits sentiers,
Mais aussi, quelques chemins escarpés,
Des champs de blé,
De vastes prés,
Des ravitos idéalement espacés,
Des bénévoles toujours attentionnés,…
Du parcours, point par point, nous sommes renseignées
Par-cœur, il le connaît, le clown-balai
Et nous en fait royalement profiter :
Je sais quand je peux accélérer,
Quand il me faut me ménager.
Côté « tchach », le clown-balai a vraiment assuré,
Les « papoteuses du sud » ont trouvé à qui parler ;
D’ailleurs, il ne s’est pas fait prier !
Le passage sur les crêtes, sublime ! où on devine l’arrivée,
Le passage dans la Tour, prudence ! où on affronte les pavés, les escaliers,
Dernières difficultés,
Puis, on croise Road-Runner, en curé,
Avant de savourer notre arrivée :
Une diablesse et une coccinelle encadrant un clown-balai.
Et de cordialement le remercier… d’un baiser !
Voilà, c’est fait !
Nos « z’hommes » viennent d’arriver,
Dany et moi courrons les féliciter,
« Maya » vient également de débarquer,
Je profite de nos antennes pour nous congratuler !
Pour son premier maratrail, déguisé,
Fallait oser ! Fallait oser !
Bravo Palmero et maintenant, il est temps de festoyer,
Avec ces dames : la Palmera, LaurenceRR38, échanger, raconter,
Et des friandises, Calissons, Bonbons, Rochers,…
Surtout, surtout, ne pas s’en priver !

Quel Week-End, mes amis, mais quel Week-end !
Partie pour un semi,
J’en déguste « 66 » !
…Porte ouverte pour un autre défi ?!…

Jamais aussi longtemps,
Jamais aussi long,
Jamais aussi haut,
Et ma toute première course, dernière !

Week-end, diabolique et divin à la fois,
Où le doute, déjà bien ébranlé, a fait place à la foi.

Informations sur l'auteur ]http://www.pconvert.com
réponse par pconvert le Vendredi 01 juillet 2011 @ 12:35:46
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Sur le fond :
on sentait bien, avec la-tortue, ce "décrochage" de la càp ... Cette passe à vide pendant que le Did se régalait dans l'Esterel ! On lui a même envoyé une alerte !!!! "ne laisse pas tomber Lacox ;-)" !! ....c'est pratique FaceBook ....
Et puis est venu cette excitante idée de Off ... Et tu sais comme j'aime ces sorties "en famille " ... sans esprit de compet, avec une solidarité et une convivialité tellement plus appropriée à la course nature.  !
J'ai attendu que ton Didou ait épuisé sa soif de dénivelé pour le retenter avec ce petit Off qui promettait .... Ma seule interrogation ?.... est ce que ta reprise de "moral" irait jusqu'a nous suivre, ou plutôt : suivre ta copine dans cette aventure ;-) .... Elle a été persuasive ! Yeahhhhh !!!!
C'est vrai que le début un peu laborieux à cause du fort dénivelé, et le visage inquiet de Did, m'ont presque fait douter de l'issue heureuse de cette virée ....mais ce n'est sans compter la hargne et le courage de notre coccinelle , et le fait qu'après tout : nous n'avions aucune pression à nous mettre , sinon essayer de finir avant la nuit ;-) ....Pani Pwoblem' !!!
Il eu été vraiment vraiment dommage, et encore plus à posteriori, de t'avoir laisser sur la touche ! Et pour deux raisons :
- rater un si fantastique endroit (ce synclinal positif) !!!! - et rater ensuite ce si splendide récit ;-)
Car sur la forme : à l'unanimité, nous aimerions tous t'embaucher comme nègre, écrivain public, "petite" plume ....! Tu mets plus le temps que mes "éjaculas scribouilleux" , mais avec quel résultat ! Quel talent !
M'autorises tu à publier ta prose et tes vers sur mon p'tit site perso ? ;-) yes ? ;-) .... Merci du fond du coeur macox ! Tu es une soeur ! ;-)